Ménopause au travail : et si on arrêtait de la vivre en silence ?Article invité par Sandrine Desmares, The Second Bloom
Vous êtes en pleine réunion. Une bouffée de chaleur monte, le mot que vous cherchiez s'évapore, et une petite voix vous souffle : « Ne le montre pas. »
Si cette scène vous parle, vous n'êtes pas seule. Vous êtes même dans la majorité.
Un chiffre qui change tout
Une étude Catalyst menée en 2024 auprès de près de 2 900 femmes dans huit pays a révélé quelque chose de frappant : 72 % des femmes cachent leurs symptômes de ménopause au travail.
Pas parce qu'elles n'en souffrent pas. Parce qu'elles ont appris, souvent depuis vingt ans de carrière, que la vulnérabilité ne se montre pas au bureau.
Et le coût de ce silence ne se limite pas à l'inconfort individuel. Selon des estimations largement reprises (Bloomberg, citées dans les travaux d'Ellenomics avec AARP et Astellas), la ménopause non accompagnée coûterait aux entreprises jusqu'à 150 milliards de dollars par an en perte de productivité et en départs de talents féminins. Des femmes expérimentées, à des postes clés, qui partent - ou se mettent en retrait - faute d'un environnement qui reconnaît simplement ce qu'elles traversent.
Ce n'est donc pas un sujet de santé privé. C'est un sujet de rétention, de leadership, de talent.
Ce que ça change de le dire
La bonne nouvelle, c'est que la ménopause n'est pas une fatalité à subir en silence. C'est une transition - comme la puberté ou la maternité l'ont été - qui se traverse mieux quand elle se nomme.
Voici trois façons concrètes de mieux la vivre, dès aujourd'hui :
Repérez vos pics d'énergie, pas seulement vos baisses. Le sommeil et la concentration fluctuent pendant cette période. Plutôt que de lutter contre une fatigue en fin de journée, observez sur une semaine à quel moment vous êtes le plus claire d'esprit - et réservez-y vos tâches qui comptent vraiment.
Nommez, sans vous justifier. Dire à un·e collègue ou un·e manager « je traverse une période où ma concentration varie » n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une information utile, donnée avec assurance - pas une excuse.
Créez votre propre rituel de pause. Trois minutes de respiration avant une réunion importante, un carnet pour noter ce qui vous traverse l'esprit avant qu'il ne s'évapore : ces petits ancrages redonnent une sensation de maîtrise, précieuse quand le corps semble suivre son propre agenda.
Vous n'avez pas à traverser ça seule
Ce que 20 ans en entreprise (Haleon, GSK, Richemont, Novartis, entre autres) m'ont appris, c'est que la performance et la vulnérabilité ne s'opposent pas - elles se conjuguent, quand on a les bons outils.
C'est tout l'objet de The Second Bloom : accompagner les femmes qui vivent cette transition, avec une méthode qui allie compréhension du monde professionnel et approche holistique.
Envie d'en discuter ? Je propose une première séance découverte de 10 minutes, sans engagement, pour explorer ensemble où vous en êtes et ce qui pourrait vous aider.
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Sandrine Desmares est coach certifiée et fondatrice de The Second Bloom, basée à Morges et Genève, spécialisée dans l'accompagnement de la périménopause et de la ménopause - en entreprise comme en individuel.